Abila (Qweilbeh) : La perle oubliée de la Décapole
Aperçu
Tandis que Jerash grouille de milliers de touristes, une ville jumelle d'une beauté et d'une ancienneté non moins remarquables se trouve au nord de la Jordanie, et demeure un secret bien gardé au milieu des oliveraies et des sources. Il s'agit d'Abila, une ville où le temps semble s'être arrêté, un témoignage des merveilles de l'art et de l'ingénierie romaine.
1. L'histoire d'une ville de la “ Décapole ”
La ville est connue localement sous le nom de “ Qwailiba ” (Un diminutif du mot moule, faisant référence à l'abondance de pierres taillées qu'il contient), mais historiquement, il est “ Abila ”L'une des villes de la célèbre Ligue romaine de la Décapole, qui comprenait Jerash, Philadelphie (Amman) et Umm Qais.
• Signification du nom :
Le nom “ Abila ” est dérivé d'un mot sémitique signifiant “ prairie ” ou “ cours d'eau ”, et c'est un nom approprié, car la région est très riche en sources (Ain Qweilbeh) qui n'ont jamais cessé de couler depuis des milliers d'années, ce qui en fait un lieu de peuplement humain depuis l'âge du bronze jusqu'à nos jours.
• Signification religieuse :
La ville connut un essor exceptionnel à l'époque byzantine et abrite les vestiges de cinq immenses basiliques, ce qui indique qu'il s'agissait d'un centre religieux de haut niveau (quartier) et non d'un simple village de passage.

2. Tombes colorées (fresques) : une galerie d'art souterraine
Ce qui distingue Abila de tout autre site archéologique en Jordanie, c'est ce qui se cache à l'intérieur de la montagne. Tombes rupestres (Tombes peintes).
• Peintures murales rares :
Contrairement à Pétra, qui se distingue par ses façades extérieures, Abila se distingue par ses décorations intérieures. Les grottes abritent des fresques colorées datant de l'époque romaine, dont les couleurs rouge, verte et bleue sont encore d'une netteté remarquable.
Qu'imaginez-vous ?
Ces dessins représentent des scènes de la vie quotidienne, des couronnes de fleurs et des portraits de personnes (que l'on pense être les propriétaires de la tombe), ainsi que des animaux et des inscriptions grecques, donnant l'impression d'entrer dans une “ capsule temporelle ” artistique.

3. Le grand tunnel d'eau de Qweilbeh
Les habitants d'Abila ne se contentaient pas de cultiver la terre en surface, mais creusaient aussi sous terre.
• Aqueduc :
Le site abrite un immense tunnel d'adduction d'eau creusé dans la roche, long de plus d'un kilomètre (et qui, selon la légende, le relie à d'autres villes comme Gadara “ Umm Qais ”). Cet ouvrage d'ingénierie complexe servait à acheminer l'eau abondante d'une source pour alimenter la ville et les champs ; certaines parties sont encore accessibles aux aventuriers aujourd'hui.
4. Où se situe-t-il et comment s'y rendre ?
Visiter Abela est une excursion idéale pour les amoureux de la nature et de la tranquillité, surtout au printemps lorsque la région se pare d'un charmant tapis vert.
• le site :
La ville est située à environ 12 km au nord d'Irbid, près de la ville de “ Hartha ”.
• Arrivée d'Amman :
Il faut compter environ une heure et demie de route depuis Amman. La route se dirige vers Irbid, puis vers le nord en direction de Hartha. Le trajet lui-même est une magnifique excursion, traversant des champs de blé et d'anciennes oliveraies.
• Conseil aux visiteurs :
Le site n'est pas entièrement desservi par les touristes (il n'y a pas de restaurants à l'intérieur du site archéologique), il est donc conseillé d'apporter de l'eau et de la nourriture et de profiter d'un pique-nique sous les immenses oliviers romains qui recouvrent une partie de la ville antique.

Abila n'est pas seulement un ensemble de pierres anciennes, mais un musée à ciel ouvert qui raconte l'histoire d'une civilisation vivant en parfaite harmonie avec la nature et l'eau.
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